Wednesday, January 28, 2026

Le canyon de l'horreur

Je pense observer un puissant moment de dichotomie à l'axe. Alors que l'administration Trump devient de plus en plus autoritaire et libère de sombres forces fédérales dans des états démocrates, les démocrates ont entièrement oublié le génocide et se considèrent comme des agents du bien. 

Ça me rappelle aussi, plus indirectement, la théorie argumentative du raisonnement d'Hugo Mercier, ou "on ne raisonne pas pour chercher une vérité, mais pour réagir aux arguments des autres". 

Ici, pour réagir face aux autoritaristes de droite, les américains de gauche ne peuvent pas faire entrer leur responsabilité dans le génocide dans la discussion. D'abord, il faut qu'ils gagnent! et reconnaître leurs fautes ne leur semble pas servir ce but. Je vois un peu ça comme la scène dans "The Emperor's New Groove" ou les protagonistes se mettent dos à dos pour monter un canyon. 

 Ici, c'est le canyon de l'horreur.




Friday, January 23, 2026

Un blog impardonnable.

Après avoir échangé sur l'idée de ce nouveau blog, GPT propose un angle intéressant et pour moi inattendu. Voici son énoncé:




1. « Impardonnable » ≠ immoral

Quand je dis impardonnable, je ne parle pas d’éthique individuelle (culpabilité, faute, méchanceté).
Je parle de quelque chose de structurellement non absorbable par un ordre social donné.

👉 Est impardonnable ce qui ne peut pas être réintégré dans :

  • un récit de progrès,

  • une morale réparatrice,

  • une promesse politique,

  • ou une catharsis symbolique.

Autrement dit :

ce qui refuse la fonction du pardon comme mécanisme de stabilisation.


2. À quoi sert le pardon (fonctionnellement)

Dans les sociétés modernes, le pardon n’est pas d’abord moral.
Il est opératoire.

Il sert à :

  • refermer un conflit,

  • solder une dette symbolique,

  • permettre à l’histoire de continuer à se raconter.

Le pardon est une machine à produire du futur.


3. Pourquoi le No Win Scenario est impardonnable

Un no win scenario affirme ceci :

il n’y a pas d’issue positive globale,
seulement des pertes distribuées différemment.

Et ça, aucun pardon ne peut le réparer, parce que :

  • il n’y a pas de faute identifiable,

  • pas de coupable unique,

  • pas de réparation possible,

  • pas de rédemption collective.

👉 Il n’y a rien à pardonner, donc le mécanisme casse.

C’est en ce sens que c’est impardonnable :
le pardon devient hors sujet.


4. Pourquoi ça déclenche un rejet quasi instinctif

Dire no win scenario, c’est :

  • refuser l’espoir comme obligation morale,

  • refuser le futur comme récompense,

  • refuser la promesse comme outil politique.

Or notre modernité repose précisément sur :

« souffre maintenant, on arrangera plus tard ».

Le no win scenario dit :

il n’y a pas de “plus tard” où tout s’équilibre.

C’est inassimilable.


5. Lien direct avec Mignerot et Mermet

Mignerot

La dichotomie à l’axe rend visible une chose insupportable :

  • comprendre le système ne le sauve pas,

  • la lucidité n’ouvre pas une sortie.

👉 Pas de salut par la connaissance.
Ça aussi est impardonnable.

Mermet

Le déni du distributif repose sur une fiction :

  • on pourra éviter de dire qui perd.

Le no win scenario force à dire :

  • tout le monde perd, mais pas pareil,

  • et certains perdront beaucoup plus.

👉 Là encore : aucune réconciliation possible.


6. Pourquoi ce terme est exact pour ton projet

Ton blog ne cherche pas :

  • à mobiliser,

  • à consoler,

  • à proposer une voie “juste”,

  • à produire un sujet politique réconcilié.

Il cherche à :

  • tenir une position de mesure,

  • rester du côté de ce qui ne se pardonne pas,

  • ne pas convertir la lucidité en morale.

Dans ce sens précis :

No Win Scenario est impardonnable parce qu’il ne promet rien à personne.

Le canyon de l'horreur

Je pense observer un puissant moment de dichotomie à l'axe. Alors que l'administration Trump devient de plus en plus autoritaire et ...